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Questions orales du groupe PS au Conseil communal de Sambreville du 18 décembre 2025

Dernière mise à jour : 11 déc. 2025

Interpellations du PS Sambreville au conseil communal du 31 mars 2025

Les conseillers communaux du PS Sambreville ont à cœur de relayer au Collège communal les opportunités, préoccupations et interpellations citoyennes concernant notre commune. Voici la liste des questions qui seront posées en séance du Conseil communal du 18 décembre.


Le Conseil communal est ouvert au public à l'Administration communale.

Il peut également être suivi en direct sur Youtube



Questions orales

*Découvrez chaque question en intégralité en cliquant sur la flèche > devant l'intitulé

1. Question orale de Monsieur Benoit POULAIN, ayant pour objet l'impact de la disparition progressive des travailleurs ALE sur les garderies et services périscolaires à Sambreville

Monsieur l’Echevin,

Chers collègues,


Un article du Soir du 28 novembre dernier, tire la sonnette d’alarme : la réforme fédérale du chômage portée par le ministre Clarinval va provoquer, dès 2026, la disparition de la majorité des travailleurs et travailleuses ALE qui assurent aujourd’hui une part essentielle des garderies scolaires, de la surveillance des temps de midi, des traversées, de l’aide logistique et de multiples tâches du quotidien dans nos écoles.

Selon cette enquête, 40 % des chèques ALE wallons concernent des tâches scolaires, pour l’équivalent de 358 ETP financés indirectement dans les écoles de Wallonie. 

Leur retrait signifiera partout des garderies plus courtes, plus chères, parfois externalisées, avec des hausses tarifaires allant, dans certains cas cités, jusqu’à +750 %, provoquant des désaffections, des changements d’école et une détérioration du climat de confiance entre familles et établissements.

Sambreville n’échappera évidemment pas à cet effet de choc.

Dès lors, au nom du Groupe Socialiste, je souhaite poser les questions suivantes :

  1. Combien de travailleurs ALE interviennent aujourd’hui dans nos écoles communales et dans quelles fonctions précises (garderies, temps de midi, repas chauds, sécurité, logistique) ?

  2. Avez-vous évalué l’impact concret de leur disparition programmée à partir de 2026 ? Pouvez-vous nous fournir un état des lieux par école et par plage horaire ?

  3. Quelles solutions la majorité “Ensemble” envisage-t-elle pour garantir la continuité du service, éviter les externalisations coûteuses et maintenir des garderies accessibles financièrement pour toutes les familles sambrevilloises ?

  4. Envisagez-vous de stabiliser et professionnaliser ces missions via du personnel communal ou des éducateurs formés, comme certaines communes le font déjà ?

  5. Quel sera l’impact budgétaire des différents scénarios actuellement étudiés par le Collège, tant pour la Ville que pour les parents ?

  6. Enfin, la Ville de Sambreville prendra-t-elle position publiquement auprès des autorités wallonnes et fédérales pour dénoncer une réforme qui, selon les analyses de la Ligue des familles, va fragiliser un pilier essentiel de l’égalité d’accès à l’école et de la conciliation vie professionnelle–vie familiale ?

2. Question orale de Monsieur Nicolas DUMONT, ayant pour objet l'impact du désinvestissement des Communes sur l'économie et l'emploi en Wallonie

Monsieur l’Échevin,


Lors du dernier conseil communal, vous avez indiqué que les difficultés budgétaires actuelles trouveraient leur origine dans l’ambition et le niveau d’investissement de la précédente législature.


Quelques éléments de clarification me semblent utiles.

D’abord, beaucoup des projets que vous évoquez ont été votés et soutenus par les groupes qui forment aujourd’hui la majorité, y compris votre propre formation politique. Ils ont été engagés à large majorité, parfois même à l’unanimité.


Ensuite, ces projets ont bénéficié de financements européens et régionaux substantiels, que la précédente majorité a su capter. Sans cette capacité d’aller chercher des subsides externes, plusieurs de ces réalisations n’auraient tout simplement pas vu le jour.


Il convient également de rappeler qu’investir dans l’entretien et la modernisation du patrimoine communal, ce n’est pas de la dépense inconsidérée : c’est préserver la valeur de nos infrastructures et éviter que des manquements n’engendrent plus tard des coûts nettement supérieurs.


Par ailleurs, l’actuelle majorité aurait pu interrompre, redimensionner ou réorienter ces projets. Elle a choisi de les poursuivre, de les instruire et d’attribuer les marchés. Ce choix lui appartient pleinement et confirme, au minimum, que ces investissements étaient considérés comme pertinents.

Tout cela s’inscrit dans un contexte wallon largement documenté.


Dans son édition du 29 novembre 2025, L’Echo alerte sur une baisse de 37,5 % des investissements communaux en 2025, soit plus d’un milliard d’euros en moins. Cette contraction met sous pression tout le secteur de la construction et menace l’emploi : « 1 million d’euros d’investissements publics génère ou maintient 6,5 emplois », rappelle l’article.


Les entreprises vident leurs carnets de commandes ; aucune nouvelle dynamique n’est annoncée ; le secteur parle même d’un risque de mise à l’arrêt partielle.


Je suis évidemment conscient que des impératifs budgétaires stricts s’imposent à toutes les communes, y compris à Sambreville.


Mais ces contraintes ne peuvent occulter le rôle essentiel des pouvoirs locaux comme acteurs économiques majeurs, ni l’impact que le désinvestissement peut avoir sur l’activité et l’emploi wallon.


Ma question est donc la suivante :

Au regard des signaux économiques préoccupants relevés par L’Echo et des risques que ferait peser sur l’emploi un recul trop marqué des investissements locaux, comment le Collège entend-il concilier, après 2026 (ou le budget hérité du passé traduit encore de l’ambition) la nécessaire prudence budgétaire avec le maintien d’un niveau d’investissement suffisant pour éviter que Sambreville ne contribue à la spirale de désinvestissement wallon qui fragilise déjà les entreprises et l’emploi ?


3. Question orale de Monsieur Nicolas DUMONT ayant pour objet les chaudières à gaz

Monsieur le Bourgmestre,

Mesdames et Messieurs les Échevins,


On le sait, l’Union européenne et le gouvernement fédéral (MR-Engagés) ont amorcé une trajectoire visant à rendre progressivement les énergies fossiles plus chères afin de tendre vers la neutralité carbone. 


Les accises sur le gaz naturel augmenteront d’ici 2030, et les premières estimations parlent d’un surcoût pouvant atteindre une centaine d’euros par ménage. 


Les citoyens ont découvert avec stupéfaction, lors d’une récente interview du ministre fédéral de l’Énergie, le libéral Mathieu BIHET, que « changer de système de chauffage » semblait presque aller de soi… alors que, pour un foyer moyen, cela représente un investissement lourd, parfois irréalisable. 

À force de modifications permanentes dans les règles, les tarifs et les perspectives, il y a vraiment de quoi devenir dingue, surtout pour ceux qui craignent de ne plus pouvoir suivre.


Dans ce contexte, il me paraît indispensable de mesurer l’impact local de ces décisions.


Je demande donc au Collège communal :

  1. Combien de ménages de notre commune se chauffent actuellement au gaz naturel ?

  2. Parmi eux, combien peuvent être considérés comme vulnérables (revenus modestes, pensionnés, familles isolées…), à la lumière des données dont la commune dispose ?

  3. Quel surcoût annuel moyen la commune estime-t-elle plausible à l’horizon 2030, sur base des projections fédérales récemment publiées ?


  4. Quelles mesures d’accompagnement la commune prévoit-elle pour soutenir les ménages dans la transition énergétique : information, rénovation, primes, coordination avec le niveau régional ?

  5. Quel est l’état du parc communal et des logements publics en matière de chauffage au gaz, et existe-t-il une stratégie pour organiser leur conversion dans les années à venir ?



4. Question orale de Monsieur Vincenzo MANISCALCO ayant pour objet les compensations financières suite à la réforme du chômage

Monsieur le Bourgmestre,

Madame la présidente du CPAS,


À un mois à peine de l’entrée en vigueur de la réforme du chômage, les CPAS du pays ont appris que les compensations financières annoncées par le fédéral seraient finalement revues à la baisse. Résultat : 37 millions d’euros en moins pour le secteur, et 18 000 jeunes tout simplement exclus du mécanisme compensatoire.


Alors que l’on parle officiellement d’une réforme “accompagnée”, le terrain nous renvoie une réalité très différente : les CPAS devront faire face à davantage de détresse… avec moins de moyens. Ce sont des familles, des jeunes, des personnes déjà fragilisées qui risquent d’être encore plus exposées.


Dans ces conditions, plusieurs questions se posent, et elles concernent directement notre commune.


  1. La majorité a-t-elle été informée de l’ampleur du rabotage du financement promis aux CPAS ? Si oui, depuis quand et avec quel niveau de précision ?

  2. Quelles seront les conséquences concrètes pour notre CPAS et pour les bénéficiaires sambrevillois ? Disposez-vous déjà d’une estimation de l’impact budgétaire et humain de ces coupes imprévues ?

  3. Comment la majorité compte-t-elle garantir la continuité de l’accompagnement social, alors que l’on impose davantage de charges aux CPAS tout en réduisant leur capacité d’action ?

  4. La commune entend-elle se joindre aux démarches entreprises par d’autres CPAS, notamment l’interpellation adressée à la Ministre de l’Intégration sociale, afin d’exiger transparence, prévisibilité et le respect des engagements financiers initiaux ?

  5. Enfin, la majorité partage-t-elle l’analyse selon laquelle on ne peut pas demander aux communes et aux CPAS de tenir debout quand on leur coupe les jambes ? Et quelles actions politiques entendez-vous mener pour défendre les plus vulnérables de notre population ?

Parce que derrière chaque chiffre, il y a une vie. Et parce que notre commune ne peut accepter que l’on fasse des économies sur le dos de celles et ceux qui ont le plus besoin de nous.

5. Question orale de Monsieur Nicolas VANDERGUCHT ayant pour objet les étrennes

Monsieur le Bourgmestre,


À l’approche des fêtes, nous entrons dans la période des étrennes. C’est une tradition conviviale, à laquelle beaucoup d’habitants restent attachés. Mais, sur le terrain, nous constatons aussi des interrogations récurrentes : certains citoyens ne savent pas si ces tournées sont réellement autorisées, si elles sont encadrées, ni surtout s’ils peuvent faire confiance aux personnes qui sonnent à leur porte.


Dans plusieurs communes, des mesures simples ont été mises en place : communication officielle des dates de passage, attestation ou carte d’identification remise aux agents habilités, rappel aux citoyens qu’ils peuvent demander une preuve et qu’ils ne sont évidemment jamais obligés de donner.


Dès lors, ma question sera double et très concrète :

Qu’est-ce que la Ville de Sambreville compte mettre en place, cette année, pour informer clairement la population et sécuriser cette tradition ?

Envisagez-vous, par exemple, une communication spécifique (site, réseaux sociaux, bulletin communal) ou un dispositif d’identification pour les agents autorisés à collecter les étrennes ?


L’objectif est simple : permettre à chacun de profiter sereinement de cette tradition, dans un climat de confiance et de transparence.

6. Question orale de Madame Frédérique LAMBORI ayant pour objet le respect du permis de la société ECODREAM

M. le Bourgmestre,

Mesdames et Messieurs les membres du Collège,


Nous avons été interpellés il y a quelques jours en soirée  encore, par des riverains excédés par les nuisances sonores liées à l’exploitation de la plateforme ECODREAM. La police serait  alors intervenue vers 23h30 pour faire cesser des bruits qui, selon les témoignages reçus, avaient commencé dès le matin.


Je rappelle que, sous la précédente majorité, nous avions refusé le permis sollicité, suivant en cela les plus de 800 pétitionnaires qui redoutaient précisément ce type de dérives : nuisances sonores, dépassements horaires, activités incompatibles avec la tranquillité du voisinage.


Aujourd’hui, alors que vous avez vous, délivré ce permis contre l’avis des riverains, ces nuisances ne sont plus une crainte : elles sont une réalité vécue, dénoncée par les citoyens.


Ils s’interrogent, et nous aussi, sur le peu de réaction des autorités alors même qu’un membre du conseil communal avait garanti une surveillance stricte du respect des conditions d’exploitation. Force est de constater que ce n’est pas le cas.


Dès lors, je souhaite poser les questions suivantes :

  1. Quelles vérifications ont été effectuées quant au respect des conditions du permis par ECODREAM depuis le début de ses activités ?

  2. Quelles suites seront données aux interventions policières dont vous avez sans doute connaissance ainsi qu’aux plaintes répétées des riverains ?

  3. Le Collège entend-il mettre en place un contrôle renforcé, voire des sanctions, pour garantir que les horaires et conditions d’exploitation soient enfin respectés ?

  4. Enfin, le Collège estime-t-il que les nuisances générées sont compatibles avec les engagements pris lors de la délivrance du permis, et envisage-t-il une révision ou une suspension de celui-ci en cas de non-respect avéré ?


Les habitants, aujourd’hui révoltés, « espèrent que vous dormez bien ».

Eux, assurément, non.


Ils méritent des réponses claires, des actes concrets et une protection effective de leur qualité de vie.


Je vous remercie.

7. Question orale de Madame Axelle BIZJAK ayant pour objet le projet "Commune active pour les familles" de la Ligue des familles

M le Bourgmestre,

Chers collègues,


Je souhaite attirer l’attention du Collège sur un article publié dans La Meuse – Namur du 10 décembre 2025, qui met en lumière une initiative de la Ligue des Familles : Le projet « Commune active pour les familles ».


La Ligue a invité, en mai dernier, l’ensemble des bourgmestres de Wallonie et de Bruxelles à s’engager dans une série de mesures concrètes destinées à améliorer la vie des familles : ouverture de plaines de jeux, horaires plus accessibles des services communaux, création de places d’accueil de la petite enfance, distribution de soupe dans les écoles, etc.


Chaque mesure correspond à un certain nombre de points. Les communes choisissent les mesures qu’elles mettront en œuvre (parmi une liste dressée par la Ligue des Familles elle-même), pour un total de minimum 30 points. Elles s’engagent à à les mettre en œuvre d’ici l’horizon 2030.


Sur 281 communes sollicitées, 33 ont répondu positivement, dont quatre en province de Namur : Somme-Leuze, Hastière, Gembloux et Andenne.


Dans ce contexte, je souhaiterais comprendre pourquoi la commune de Sambreville ne figure pas parmi les communes ayant choisi de s’engager dans cette dynamique favorable aux familles.


Cette démarche vise à encourager les communes à renforcer les services destinés aux parents et aux enfants.


Il semblerait donc pertinent d’examiner dans quelle mesure Sambreville pourrait s’inscrire dans cette initiative, qui se veut constructive. Elle est ouverte à toutes les communes, y compris a posteriori.


Dès lors, je souhaite poser les questions suivantes au Collège :

  • Quelles sont les raisons ayant conduit la commune de Sambreville à ne pas participer à l’appel de la Ligue des Familles ?

  • La majorité envisage-t-elle de reconsidérer cette position et de rejoindre, même tardivement, la dynamique proposée ?

  • Et si tel était le cas, le Collège pourrait-il préciser quelles actions concrètes il entend développer et quelles mesures parmi les 31 listées sur le site liguedesfamilles.be, la majorité déciderait-elle de porter afin de continuer à améliorer l’accueil et les services offerts aux familles sambrevilloises ?

8. Question orale de Monsieur Nicolas DUMONT, ayant pour objet l'intervention financière de la commune à l'Intercommunale IMAJE

Monsieur l’Echevin, 


Lors du dernier conseil communal, l’ordre du jour de l’assemblée générale de l’intercommunale IMAJE, tenue ce 15 décembre, a été évoqué. À cette occasion, Monsieur Jean-Charles Luperto a attiré l’attention sur la demande formulée par l’intercommunale visant à augmenter de 2 % l’intervention financière des communes affiliées.


Nous avions alors demandé de manière très concrète ce que représenterait, en numéraire, cette augmentation de 2 % pour la Ville de Sambreville. À ce jour, aucune réponse ne nous est parvenue.


Je réitère donc ce soir notre question :

  1. Quel montant, en euros, représenterait pour Sambreville cette hausse de 2 % ?


Par ailleurs, nous avions également suggéré d’étudier en priorité le recours aux fonds de réserve existants au sein d’IMAJE avant de solliciter davantage les communes associées.


Dès lors :

  1. Les représentants de la majorité sambrevilloise ont-ils relayé cette proposition lors de l’assemblée générale du 15 décembre, comme demandé ?

  2. Si oui, quelle réponse ou suite a été réservée à cette proposition par les instances d’IMAJE ?

  3. Si non, pour quelle raison cette démarche n’a-t-elle pas été effectuée ?


Je vous remercie pour vos réponses.


Vous avez une question ? Vous souhaitez interpeller le PS Sambreville ?




 
 
 

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