Maison des jeunes AROCA - Le Groupe socialiste réclame des actes politiques clairs !
- PS Sambreville

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Dernière mise à jour : il y a 5 jours

Depuis plusieurs mois, la situation de la Maison des jeunes « AROCA », outil central de la politique de jeunesse, d’animation et de formation professionnelle à Sambreville, s’est gravement détériorée, au point de conduire aujourd’hui à un aveu de faillite et de menacer directement l’existence même de la structure ainsi que près de quinze emplois.
Dès le mois de mai dernier, le groupe socialiste avait pourtant attiré l’attention du Conseil communal sur la gravité de la situation, au travers d’une question orale circonstanciée. La réponse apportée à l’époque par l’échevin compétent s’était révélée largement insatisfaisante, renvoyant l’essentiel des enjeux à la gouvernance interne de l’ASBL et invoquant la liberté associative pour justifier l’absence de position politique claire et d’actions concrètes.
Sept mois plus tard, force est de constater que cette posture d’attentisme et de déresponsabilisation n’a fait qu’aggraver la situation.
Il convient de rappeler plusieurs éléments factuels essentiels.
Une dette ancienne, connue et suivie depuis 2013, faisait l’objet d’un plan de remboursement progressif dont la sortie commençait à se profiler.
Une inspection de la Fédération Wallonie-Bruxelles a exercé début 2025 une pression nouvelle en demandant une accélération du remboursement, dans un contexte de flou manifeste entre remboursement de dette et retour à l’équilibre financier.
La direction, avec l’aval (et à la demande de l’organe d’administration de l’époque) a tenté, au même moment, de remettre de l’ordre dans des pratiques internes inacceptables voire problématiques, de la part de certains membres de l’équipe, et de resserrer la gestion budgétaire, ce qui a provoqué une forte réaction d’une partie du personnel.
Un plan de désendettement, validé par l’inspection de la Fédération Wallonie-Bruxelles et ne prévoyant aucun licenciement, devait être soumis à l’Assemblée générale de mai 2025.
La veille de cette assemblée générale, un courrier collectif de l’équipe, injuste, mensonger et déstabilisant, demandant notamment le départ de la Directrice et du Président, a conduit à la démission de l’ensemble de l’organe d’administration ainsi qu’à une forme de retrait de la Directrice.
Un nouvel organe d’administration a été mis en place en juin 2025, dans lequel siège notamment l’échevin de la Jeunesse de Sambreville, Damien MARLET (comptable de formation). Depuis lors, malgré un mandat clair confié par l’Assemblée générale du 4 novembre 2025 visant à prendre rapidement les décisions nécessaires pour rétablir l’équilibre financier, ce mandat n’a été que trop partiellement exécuté.
Par ailleurs, la perte du fonds « Écureuil » , dispositif financier qui permet à la Fédération Wallonie Bruxelles (FWB) d’avancer des subventions aux organismes subsidiés à taux zéro, pour financer les premiers mois des années civiles et donc les premiers mois de l’année 2026, dans l’attente de percevoir les premiers subsides, est à qualifier de manquement grave, conséquence d’un laxisme dans la bonne gestion financière.
Enfin, l’aveu de faillite est apparu sans information préalable claire ni débat politique transparent et sans information envers les membres de l’assemblée générale ni prévision d’organisation d’une assemblée générale.
Un message de notre représentante à l’OA ainsi qu’un courrier récents de la Directrice et des deux coordinatrices appelant à la tenue, dans les meilleurs délais, d’une assemblée générale sont, à ce jour, demeurés sans réponse.
Au vu de ces éléments, il n’est plus acceptable que l’échevin de la Jeunesse se retranche derrière le principe de liberté associative. En siégeant au sein de l’organe d’administration, il est à la fois acteur et gestionnaire informé et politiquement responsable de la situation. Le silence, la déresponsabilisation ou l’inaction ne peuvent plus tenir lieu de politique publique.
Dès lors, le groupe PS souhaite obtenir des réponses claires, précises et documentées aux questions suivantes :
Quelle est l’analyse actuelle du Collège communal et de l’échevin de la Jeunesse (en particulier) sur les causes exactes ayant conduit à l’aveu de faillite de la Maison de jeunes « AROCA ».
Quelles actions concrètes ont été posées par l’échevin de la Jeunesse, en tant que membre de l’organe d’administration, entre fin mai et aujourd’hui, pour exécuter le mandat confié par l’Assemblée générale et éviter l’effondrement financier de la structure.
Pour quelles raisons le mandat clair donné par l’Assemblée générale du 4 novembre 2025 à l’OA n’a-t-il pas été exécuté loyalement, intégralement et dans les délais, alors même que ce plan avait reçu l’aval de l’inspection de la Fédération Wallonie-Bruxelles ?
À quel moment précis le Collège communal a-t-il été informé de la perspective d’un aveu de faillite, et pourquoi le Conseil communal n’en a-t-il pas été formellement saisi ?
Quelles initiatives le Collège a-t-il prises ou entend-il prendre en urgence pour tenter de préserver l’outil AROCA, ses missions d’animation et de formation professionnelle, ainsi qu’un maximum d’emplois qui y sont liés ?
Quelle est la position du Collège quant à l’utilisation future de la subvention communale annuelle accordée à « AROCA », ainsi que des moyens publics initialement prévus pour le soutien ou le développement de l’outil ? Et de nouveaux moyens seront-ils mis en œuvre pour sauver cet outil important du paysage associatif local ?
Le groupe socialiste attend des réponses à la hauteur de l’enjeu, à savoir le maintien d’un outil essentiel (pour la jeunesse sambrevilloise, pour la formation professionnelle des jeunes si essentielle en ces temps troublés) et la sauvegarde des emplois qui y sont attachés.




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