Conseil communal de Sambreville : les interventions complètes du PS sur les finances communales
- PS Sambreville

- il y a 15 heures
- 16 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 25 minutes

Lors du Conseil communal de Sambreville du 25 juin 2026, plusieurs décisions importantes concernant les finances de notre commune ont été débattues.
Fiscalité communale, compte communal 2025, modification budgétaire... Ces dossiers auront un impact direct sur la gestion de Sambreville, les investissements futurs et les moyens dont disposera la Ville pour répondre aux besoins des citoyens.
Au sein du groupe PS, nous estimons que chacun doit pouvoir accéder aux débats de fond qui se tiennent en Conseil communal.
C'est pourquoi nous mettons à votre disposition l'intégralité de nos interventions sur les principaux dossiers financiers examinés lors de cette séance.
Pourquoi publier nos interventions ?
Les débats budgétaires sont souvent techniques et ne trouvent que peu d'écho dans les résumés qui circulent après les séances du Conseil communal.
Pourtant, ce sont bien ces décisions qui déterminent les choix fiscaux, les investissements publics, la gestion des finances communales et, à terme, les services proposés aux Sambrevilloises et aux Sambrevillois.
Notre volonté est donc de permettre à chacun de consulter les documents complets, les analyses présentées par notre groupe ainsi que les questions que nous avons adressées au Collège communal.
Nous regrettons que, sur plusieurs sujets essentiels, les réponses apportées soient, comme à l'habitude, restées limitées malgré les nombreuses demandes de précisions formulées en séance.
Nos interventions financières du Conseil communal du 25 juin 2026
💶 Adaptation des règlements-taxes
Cette intervention porte sur les modifications des règlements fiscaux proposées par la majorité communale, leurs conséquences pour les citoyens et les questions soulevées par le groupe PS.
👉
Notre analyse complète (cliquez pour dérouler)
Les points 27 à 33 concernent plusieurs adaptations de règlements-taxes. Avant d'aborder le fond, je voudrais rappeler la position constante du Groupe PS sur cette matière.
Lors de l'adoption du budget et des règlements-taxes de cette législature, nous avions voté contre l'ensemble des nouvelles taxes et redevances proposées par la majorité, à l'exception de deux d'entre elles : la taxe sur les logements inoccupés et celle sur les établissements bancaires. Notre opposition était une opposition de principe, mais elle était aussi motivée par l'augmentation particulièrement importante décidée par la majorité, puisque la plupart des taxes et redevances avaient connu une hausse de l'ordre de 20 %.
Aujourd'hui, la situation est différente. Nous ne sommes pas face à de nouveaux règlements-taxes ni à une augmentation de la pression fiscale. Nous sommes face à une série d'adaptations qui concernent essentiellement l'interprétation ou le champ d'application de certaines taxes existantes.
Soyons clairs : derrière ces modifications, il y a aussi une volonté politique. Celle de répondre à certaines préoccupations exprimées notamment par les commerçants, les indépendants et plusieurs acteurs économiques de notre territoire. C'est un choix que l'on peut comprendre et qui explique sans doute pourquoi la majorité souhaite aujourd'hui revoir certaines interprétations.
Sur la plupart des points, nous pouvons même partager la philosophie poursuivie.
- Concernant la taxe sur la force motrice, il s'agit essentiellement d'une mise en conformité avec les observations de la tutelle et avec les plafonds recommandés. Nous n'avons pas de remarque particulière à formuler.- Concernant les enseignes et publicités assimilées, le principe consistant à ne taxer qu'une seule enseigne, la plus importante, nous paraît défendable et cohérent.
- Pour les hébergements touristiques, le passage d'une taxation forfaitaire à une taxation à la nuitée peut également se défendre. Il s'agit d'un système plus proche de la réalité de l'activité exercée et potentiellement plus favorable aux exploitants. Nous notons toutefois que certaines orientations régionales semblent plutôt privilégier le forfait. Nous nous interrogeons également sur les modalités concrètes de perception de cette taxe qui risquent de complexifier le travail administratif de nos services. Pour autant vous vous souviendrez du long plaidoyer de notre élu, Cédric Jeantot, qui, au nom du groupe déplorait, à l’époque, le coup de massue porté, par la majorité, aux gestionnaires d’établissements touristiques.
- Concernant les commerces de nuit, la mise en conformité avec la législation sur le travail de nuit et le passage du seuil de 20 heures à 22 heures nous semblent relever du bon sens.- Pour la taxe sur les établissements bancaires, nous soutenons la clarification proposée. Il n'était pas juste que certains commerces offrant simplement des facilités de paiement ou des solutions de crédit à leurs clients soient assimilés à des établissements bancaires au sens strict. Une meilleure définition apporte davantage d'équité.
- Enfin, pour les taxes relatives aux piscines privées, nous pouvons également comprendre la volonté de clarifier le périmètre d'application. Nous nous demandons néanmoins si le moment choisi est opportun alors même que le Ministre des Pouvoirs locaux, François Desquesnes, a annoncé sa volonté d'harmoniser les taxes sur les piscines et leurs modalités de perception à l'échelle de la Wallonie. N'y a-t-il pas un risque de devoir modifier demain ce que nous adoptons aujourd'hui ?
Mesdames et Messieurs,
Comme vous le voyez, le Groupe PS est globalement favorable à la philosophie qui sous-tend les différentes modifications proposées.
C'est précisément pour cette raison que nous ne reproduirons pas aujourd'hui le vote négatif que nous avions exprimé lors de l'adoption initiale des règlements-taxes.Nous nous abstiendrons.
Pourquoi ?
Parce qu'à côté de notre soutien à la philosophie générale, nous avons plusieurs interrogations importantes auxquelles nous n'avons pas obtenu de réponse.
Le Collège a-t-il évalué précisément la perte de recettes fiscales qui pourrait découler de ces adaptations ?
Le CRAC a-t-il été consulté ou, à tout le moins, sensibilisé à cette question ?Ces interrogations ne sont pas anodines.
Comme chacun le sait, la Commune de Sambreville est liée par la convention du Plan Oxygène. Cette convention impose le maintien de la fiscalité au niveau de référence fixé en 2021. Le document de la convention est d'ailleurs particulièrement clair à cet égard : la Ville s'engage à maintenir un niveau de fiscalité suffisant pour faire face à l'ensemble de ses dépenses.
Dès lors, une question se pose : ces adaptations, aussi légitimes soient-elles, sont-elles compatibles avec les engagements pris dans le cadre du Plan Oxygène ?Notre inquiétude est simple.
Nous ne voudrions pas qu'aujourd'hui la majorité adresse un message positif à certaines catégories socioprofessionnelles, en leur laissant croire que tout est acquis, pour devoir demain faire marche arrière à la demande du CRAC parce que celui-ci considérerait que les adaptations adoptées réduisent les recettes fiscales et contreviennent aux engagements pris.
Ce serait un très mauvais signal.
Et surtout, nous ne pouvons pas acheter un chat dans un sac.
Si ces modifications entraînent une perte de recettes pour la Ville, encore faut-il savoir comment cette perte sera compensée. Car compenser une diminution de recettes signifie nécessairement aller chercher les moyens ailleurs.Mais où ?
Dans les subsides aux associations ? Dans les moyens consacrés à la culture ? Dans l'enseignement ? Dans le soutien à la vie associative ? Ou faudra-t-il demain compenser par une augmentation d'autres taxes ou redevances ?À ce stade, nous n'en savons rien.
Et c'est précisément la raison pour laquelle il nous est difficile d'aller plus loin qu'une abstention. Sans réponse claire, transparente et chiffrée sur les éventuelles compensations envisagées, il nous paraît impossible de nous positionner plus favorablement sur ces dossiers.
Et cette inquiétude n'a rien de théorique.Je me permets de rappeler une expérience que j'ai personnellement vécue lorsque j'étais bourgmestre.À la demande des commerçants et après une large concertation avec eux, nous avions décidé d'étendre la gratuité du stationnement dans les centres-villes en passant de quinze à trente minutes. Une mesure appréciée par le commerce local et largement soutenue.
Pourtant, il n'a pas fallu longtemps pour que le CRAC nous interpelle et nous demande d'expliquer comment nous entendions compenser la perte de recettes induite par cette décision.
Nous avions dû démontrer, chiffres à l'appui, que l'équilibre financier restait garanti.
Cette expérience nous enseigne que lorsqu'une mesure fiscale réduit potentiellement les recettes d'une commune sous plan de gestion ou sous convention particulière, le CRAC regarde cela de très près.
C'est pourquoi nous demandons ce soir au Collège quelles garanties il a obtenues et quelles démarches ont été entreprises afin d'éviter que les décisions prises aujourd'hui ne soient demain remises en question.
En résumé, nous partageons l'objectif poursuivi, nous comprenons les adaptations proposées et nous souhaitons envoyer un signal positif aux catégories concernées.
Mais nous refusons de vendre du rêve aux citoyens, aux commerçants, aux indépendants ou aux propriétaires si le risque existe qu'une autorité supérieure impose ultérieurement un retour en arrière.
Je le redis, sur le fond, nous ne pouvons qu'adhérer à ces délibérations, mais nous nous posons aussi la question de savoir si leur adoption sans solliciter une dérogation auprès du CRAC ne risque pas de remettre en cause le droit de tirage Oxygène de 2026 dont la Commune a pourtant bien besoin.
Pour ces raisons, le Groupe PS s'abstiendra sur l'ensemble des points 27 à 33.
📊 Compte communal 2025
Analyse de l'exécution budgétaire de l'exercice 2025, évolution des finances communales et observations formulées par notre groupe.
Notre analyse complète (cliquez pour dérouler)
Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Échevins,
Chers Collègues,
Le compte 2025 constitue la photographie fidèle de la situation financière de notre Ville au terme d'un exercice budgétaire.
Et cette photographie montre d'abord une administration qui exécute correctement son budget.
Avec près de 96 % de réalisation des dépenses et une moyenne de 98 % de réalisation des recettes, nous sommes en présence d'un niveau d'exécution particulièrement élevé.
Les chiffres démontrent que les prévisions budgétaires ont été globalement maîtrisées et que les services ont accompli leur mission avec sérieux.
Mais un compte communal ne se résume pas à une série de colonnes comptables.Un compte raconte une histoire.
Et l'histoire que raconte le compte 2025 est intéressante.
Premièrement, Sambreville continue à gagner des habitants.
Notre population est passée de 28.390 habitants en 2022 à 28.641 habitants en 2025.
Contrairement à certains discours pessimistes, notre commune demeure attractive.
Cette évolution n'est pas le fruit du hasard. Elle est notamment le résultat des politiques d'aménagement du territoire et des projets résidentiels développés ces dernières années.
Nous l'avions dit à l'époque : investir dans l'attractivité de Sambreville, c'était investir dans ses recettes futures.
Aujourd'hui, les chiffres nous donnent raison.
Nous constatons ainsi que les recettes fiscales communales progressent fortement.
Les additionnels à l'impôt des personnes physiques augmentent d'environ 230.000 euros.
Les recettes du précompte immobilier progressent de plus de 500.000 euros par rapport à 2024.
Et il faut avoir l'honnêteté de le reconnaître : ces recettes ne sont pas tombées du ciel.
Elles sont le résultat combiné de l'indexation mais aussi, et surtout, de l'arrivée de nouveaux habitants (au profil socio professionnel plus favorable) attirés par les projets immobiliers réalisés sur notre territoire.
On a beaucoup parlé des grues à Sambreville.
Aujourd'hui, les grues sont devenues des recettes.
Au total, c'est un bonus fiscal de l'ordre de 735.000 euros qui est enregistré sur le seul exercice 2025.
Quand certains critiquaient ces projets, nous affirmions qu'ils préparaient l'avenir.
Les chiffres ont parfois la mémoire que certains responsables politiques voudraient voir disparaître.
Les indicateurs par habitant confirment d'ailleurs cette évolution positive.
Les recettes ordinaires par habitant passent de 1.533 euros en 2024 à 1.569 euros en 2025.
Cela signifie qu'aujourd'hui chaque habitant génère davantage de moyens pour financer les services collectifs.
De la même manière, le rendement du précompte immobilier par habitant progresse de 231 euros à 260 euros.
Cette hausse est loin d'être anodine.
Elle démontre concrètement que les investissements résidentiels réalisés ces dernières années renforcent progressivement les capacités financières de notre commune.
Ceux qui voyaient dans les projets immobiliers uniquement des contraintes devraient regarder les comptes : ces projets deviennent aujourd'hui une partie de la solution.
Nous relevons néanmoins un élément préoccupant.
Les recettes IPP communiquées par le fédéral diminuent d'environ 150.000 euros.
Cette évolution est surprenante car traditionnellement les prévisions d'IPP ont plutôt tendance à être revues à la hausse au fil de l'exercice.
À l'inverse, nous constatons également les effets négatifs de certaines décisions prises à d'autres niveaux de pouvoir.
Je pense notamment au financement des APE. À première vue, les montants semblent stables entre 2024 et 2025.
Mais cette stabilité est trompeuse. Sans la suppression de l'indexation décidée par le Gouvernement wallon, les recettes auraient dû progresser.
Il existe donc bel et bien un manque à gagner pour notre Ville.
La différence est simple : là où certaines politiques locales créent des recettes, d'autres décisions prises ailleurs créent des factures.
Les dépenses de personnel augmentent d'environ 735.000 euros.
Cette évolution s'explique notamment par les indexations salariales, les évolutions de carrière, les recrutements nécessaires au fonctionnement des services ainsi que par les cotisations de responsabilisation liées au financement des pensions.
Nous relevons positivement qu'une provision de 645.000 euros a été constituée afin d'anticiper ces charges futures.
C'est un choix prudent et responsable. Nous constatons également que l'équilibre est atteint à l'exercice propre.
Autre élément révélateur : le résultat global par habitant progresse de manière significative.
Il passe de 163 euros en 2024 à près de 192 euros en 2025.
Dans un contexte où les communes sont confrontées à une explosion des coûts et à un sous-financement structurel, cette progression mérite d'être soulignée.
Ce n'est pas le signe d'une commune qui s'affaiblit.
C'est le signe d'une commune qui résiste. C'est le signe d'une commune qui continue à créer de la valeur malgré un environnement de plus en plus contraignant.
Nous pouvons également relever que le patrimoine communal continue à se renforcer.
Les actifs immobilisés passent d'environ 125,8 millions d'euros à près de 130 millions d'euros.
La Ville ne s'est donc pas contentée de gérer l'existant.
Elle a continué à investir dans ses infrastructures, ses équipements et son patrimoine collectif.
Une commune qui investit dans son patrimoine investit dans son avenir.
Mais il faut aussi rappeler une réalité fondamentale.
Sans le Plan Oxygène, la situation financière de nombreuses communes wallonnes, dont Sambreville, serait aujourd'hui extrêmement préoccupante.
Et cette réalité renvoie directement à la responsabilité des autorités supérieures.
Depuis des années, les communes assument des charges qui relèvent pourtant d'autres niveaux de pouvoir : police, zones de secours, lutte contre la pauvreté, pensions des agents locaux.
Le fédéral ne remplit plus totalement sa part du contrat.
Les communes sont devenues les amortisseurs sociaux des désengagements successifs de l'État.
Elles ne demandent pas des privilèges.
Elles demandent simplement que chacun assume ses responsabilités et paie sa part.
Enfin, il me paraît utile de rappeler un élément que certains oublient parfois un peu vite.
La majorité socialiste sortante a laissé à la nouvelle majorité près de 12 millions d'euros de fonds de réserve.
Certes, ces montants sont aujourd'hui encadrés par les mécanismes du Plan Oxygène et ne peuvent être mobilisés librement.
Mais ils existent.Ils témoignent d'une gestion prévoyante qui a permis de constituer des marges de sécurité importantes pour la commune.
Au fond, ce compte 2025 raconte une histoire assez simple.
Quand Sambreville agit sur ce qu'elle maîtrise — le développement du territoire, l'attractivité résidentielle, les investissements publics — les résultats sont au rendez-vous.
Quand d'autres niveaux de pouvoir se désengagent, ce sont les finances communales qui trinquent.
Et lorsqu'on compare 2025 à 2024, les chiffres montrent clairement de quel côté se trouvent aujourd'hui les moteurs de l'amélioration financière.
Voilà sans doute la principale leçon politique de ce compte 2025.
Le compte n'est pas un programme politique.Le compte n'est pas une déclaration d'intention.
Le compte est un constat.
Et lorsque les constats sont exacts, ils doivent être reconnus comme tels.
Pour ces raisons, le Groupe socialiste votera en faveur du compte communal 2025.
Je vous remercie.
🏗️ Deuxième modification budgétaire 2026
Présentation de notre analyse concernant les adaptations budgétaires proposées en cours d'exercice ainsi que leurs conséquences sur les projets et les finances de la Ville.
Notre analyse complète (cliquez pour dérouler)
Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Échevins,
Chers collègues,
J’interviendrai pour le groupe socialiste concernant le point 35 de notre ordre du jour relatif à la deuxième modification budgétaire de l’exercice 2026.
Comme de coutume, j’aborderai successivement le budget ordinaire puis le budget extraordinaire.
À L’ORDINAIRE:
En préambule, relevons que cette modification budgétaire présente un boni global de l’ordre de 6 millions d’euros et un strict équilibre à l’exercice propre.
C’est évidemment un élément positif.
Il convient toutefois de rappeler que cet équilibre repose largement sur des éléments non récurrents. Le courrier adressé récemment à la Ville par le CRAC indique que l’équilibre est notamment soutenu par l’intégration du boni du compte 2025 de près de 5millions et demi d’euros, par un droit de tirage de 5,2 millions d’euros et par des reprises de provisions pour un montant global de 1,2 million d’euros.
Le CRAC souligne également que l’ensemble des projections budgétaires montre une rupture de l’équilibre dès 2030 à l’exercice global et dès 2031 à l’exercice propre.
Plus inquiétant encore, cette trajectoire ne tient pas encore compte de certaines décisions des autorités supérieures dont l’impact sera particulièrement lourd pour les finances communales (chômage).
Depuis plusieurs mois, les Villes et Communes voient en effet leur situation financière se détériorer sous l’effet de décisions prises à d’autres niveaux de pouvoir. On ne cesse de charger davantage la barque des pouvoirs locaux sans leur donner les moyens correspondants.
Cette modification budgétaire illustre déjà cette tendance.
Commençons par les DÉPENSES:
Concernant les dépenses de personnel, nous constatons une augmentation de 219.000 euros. Il s’agit d’une augmentation relativement limitée. Nous serons attentif à la MB3 c’est là généralement que se voient avec davantage de justesse les éléments liés au personnel.
Nous observons également la disparition de la subvention ILI ainsi qu’une diminution de 19.000 euros de la cotisation de responsabilisation, probablement à la suite d’une actualisation des prévisions fédérales.
À l’inverse, une augmentation de 9.000 euros est prévue pour la contribution au Fonds Retour au Travail.
Concernant les dépenses de fonctionnement, celles-ci augmentent de plus de 300.000 euros.
Nous retrouvons notamment +110.000 euros supplémentaires liés aux cartes d’identité, passeports et permis. Cette augmentation est toutefois neutre puisqu’elle est intégralement compensée par une recette équivalente.
Nous observons également +34.000 euros supplémentaires pour l’accueil de la petite enfance, ce qui correspond vraisemblablement à la mise en service prochaine de la nouvelle crèche de Tamines.
Quelques augmentations plus modestes apparaissent également en matière d’énergie, de voirie et de carburant.
Concernant les dépenses de transfert, celles-ci diminuent globalement de -70.000 euros (ceci est probablement le fruit de la reprise partielle de la charge du financement des zones de secours par la Province).
Nous constatons notamment la diminution de moitié de la cotisation à Mobilesem qui passe de 18.000 à 9.000 euros.
Nous observons également avec satisfaction (mais néanmoins avec inquiétude) le retour à la normale concernant les subsides aux associations.
Chacun se souvient que lors du vote du budget, le groupe socialiste avait dénoncé avec force la diminution brutale de 30 % des subsides au monde associatif.
Nous constatons aujourd’hui qu’un montant supplémentaire de +130.000 euros est réinjecté afin de revenir à au niveau antérieur de subsides!
Nous nous réjouissons naturellement pour les associations sambrevilloises qui expriment leur désarroi depuis plusieurs mois.
Cette reculade constitue en réalité la reconnaissance implicite du caractère excessif des décisions prises lors du budget initial.
Mais cette décision soulève une question fondamentale.
Le plan Oxygène et la convention signée par la Ville, impose une diminution des subsides de l’ordre de 10 %. Vous aviez choisi d’aller beaucoup plus loin avec une réduction de 30 %. Aujourd’hui vous revenez en arrière.
Très bien.
Mais comment allez-vous financer ce revirement ?
Le CRAC rappelle lui-même que la trajectoire budgétaire future est fragile et nécessitera des mesures complémentaires pour garantir l’équilibre des finances communales.
Vous ne nous dites pourtant pas aujourd’hui comment ces 130.000 euros seront compensés.
Comme nous l’avons déjà dit lors des modifications des conditions interprétatives des taxes, ce soir, chaque abandon de recette ou chaque dépense supplémentaire devra nécessairement être compensé ailleurs.
Nous aimerions également savoir si ce crédit comprend de nouvelles subventions et, dans l’affirmative, quelles associations en bénéficieront et pour quels montants.
Concernant les dépenses de dette, nous constatons une augmentation de +31.000 euros correspondant à des intérêts de retard.
Ce sont des dépenses parfaitement évitables.
Pouvez-vous nous indiquer précisément leur origine et nous dire si elles résultent d’une saturation de l’administration ou d’autres difficultés de gestion ?
J’en viens maintenant aux RECETTES
Concernant les recettes de prestations, nous retrouvons logiquement les montants liés aux cartes d’identité et passeports comme annoncé.
Les recettes de transfert diminuent globalement de -25.000 euros.
Nous constatons certes une augmentation de +177.000 euros de l’IPP ainsi qu’une augmentation de certaines recettes diverses.
Mais nous observons également plusieurs pertes préoccupantes.
Nous perdons notamment -64.000 euros dans le cadre de la compensation Plan Marshall.
Nous perdons également plus de -140.000 euros dans le cadre des aides APE, conséquence directe de la diminution de 4 % décidée par le Gouvernement wallon.
Voilà encore une illustration concrète des transferts de charges opérés vers les pouvoirs locaux.
Nous relevons également la perte de plusieurs subsides liés à des projets non retenus :
-22.000 euros pour un projet LGBTQIA+ ;
-40.000 euros pour un autre projet non retenu ;
-32.000 euros dans le cadre de la lutte contre la pauvreté.
Concernant les recettes de dette, il n’y a pas d’observation particulière à formuler.
À L’EXTRAORDINAIRE :
J’en viens au budget extraordinaire.
Je note tout d’abord la réinscription d’un crédit de +50.000 euros dans le domaine sportif.
S’agit-il du budget participatif sportif qui dépassait les 100.000 euros sous la précédente majorité ?
Pourquoi cette dépense est-elle inscrite ici plutôt que via la Régie communale autonome des sports ?
Parmi les nouveautés, nous retrouvons +40.000 euros supplémentaires pour le mobilier de la nouvelle crèche de Tamines.
Je m’étonne de voir apparaître cette dépense aujourd’hui à la ….2e modification budgétaire…!
L’ouverture de cette infrastructure était parfaitement connue lors de l’élaboration du budget initial.
Cette dépense était prévisible et son apparition dans cette modification budgétaire traduit un manque d’anticipation.
Je relève également un crédit complémentaire de +14.200 euros lié à la finalisation du chantier de la rue du Cimetière.
Je souhaiterais connaître précisément l’origine de ce supplément.
Je constate également un crédit complémentaire de +10.000 euros pour la Salle Solidaire.
S’agit-il enfin des travaux d’isolation acoustique réclamés depuis longtemps ?
Je souhaite également revenir sur la disparition d’une recette de -500.000 euros concernant la rue des Prairies.
Cette somme correspondait selon toute vraisemblance à la charge urbanistique que le groupe Axor devait supporter dans le cadre de la rénovation et du réalignement de la rue des Prairies en vue du développement du site Samera.
Je n’ose imaginer que la Ville ait renoncé à cette contribution???
Je vous demande donc de nous expliquer précisément pourquoi cette recette disparaît.
Je note également un crédit de +300.000 euros destiné à la réfection de la rue de la Ferme.
J’aurai l’occasion d’y revenir aux points 58 et 59 de notre ordre du jour.
Mais je m’interroge déjà sur cette priorité.
Très peu de Sambrevillois vivent dans cette voirie agricole qui avait fait l’objet d’une fermeture sur avis de police.
Cette route profite essentiellement à des automobilistes venant de Fleurus pour rejoindre l’autoroute alors même que sa vocation première n’est pas celle-là et que son usage ne peut légalement pas être celui-là !
Nous nous interrogeons donc sérieusement sur la pertinence de ce choix.
D’autant plus que la précédente majorité avait financé les études nécessaires à la rénovation complète de la rue du Palton et de la rue Adjudant Roisin, projets auxquels vous avez , semble-t-il, renoncé.
La hiérarchisation objective des voiries réalisée par Igretec a toujours constitué notre référence. Force est de constater que les choix opérés aujourd’hui s’en éloignent fortement.
Ajoutons que cette voirie sera entièrement financée sur fonds propres, sans le moindre subside.
Je note également la réinscription du projet de verdurisation de la Place de la Jeunesse à Auvelais.
Il s’agit d’un projet initié sous la précédente majorité représentant 221.000 euros d’investissement dont 173.000 euros de subsides obtenus.
Nous retrouvons également +15.000 euros supplémentaires pour la rénovation de l’Hôtel de Ville, autre projet hérité de la précédente mandature.
Il en va de même pour les +113.000 euros supplémentaires inscrits dans le cadre du PIC-PIMACI 2024 ainsi que pour les +100.000 euros supplémentaires liés au dossier des gens du voyage, qui correspondent vraisemblablement à l’équipement électrique nécessaire au site (cabine haute tension).
En conclusion, cette modification budgétaire révèle une situation plus contrastée qu’il n’y paraît.
L’équilibre budgétaire est maintenu, mais il repose largement sur l’utilisation de réserves et de mécanismes exceptionnels.
Dans le même temps, les décisions des autorités supérieures continuent à fragiliser les finances locales par la diminution de plusieurs aides et compensations.
Enfin, plusieurs impacts financiers importants ne sont toujours pas intégrés dans la trajectoire budgétaire présentée aujourd’hui.
Le courrier du CRAC est très clair : sans mesures complémentaires, l’équilibre budgétaire de la Ville ne sera plus garanti à partir de 2030-2031.
C’est donc moins la situation de 2026 qui doit nous inquiéter que la manière dont vous comptez préparer l’avenir.
La transparence au service du débat démocratique
Le Conseil communal est le lieu où sont prises les décisions qui engagent l'avenir de Sambreville.
Au-delà des réactions à chaud ou des polémiques, nous pensons que les citoyens ont le droit de disposer des éléments complets afin de comprendre les choix effectués, les questions posées et les réponses apportées.
Nous vous invitons dès lors à prendre connaissance de ces interventions et à vous forger votre propre opinion sur la base des faits, des chiffres et des documents présentés lors du Conseil communal.



Commentaires